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Photographe, pendant des années (1973-2000) au Centre Georges Pompidou, Jacques Faujour a accompagné toutes les grandes expositions du Musée  d’Art Moderne, que ce soit Paris-New York, Paris-Berlin ou Paris-Moscou à l’ouverture du Centre aussi bien que la rétrospective de l’exposition Dali en 1979 (le plus grand succès du Musée avec 840 000 visiteurs), tout en conservant, grâce à ses photos personnelles, une vision du monde qui n’appartenait qu’à lui…
2021-Texte de Daniel Abadie

Jacques Faujour, images de « l’entre-deux »
Comment pourrait-on saisir d’un mot l’univers de Jacques Faujour ? Rien de dramatique, de funeste ni d’angoissant qui nous attende dans ses photographies. Le plus tentant serait de parler d’une quiétude qui les préserve de toute agitation, d’un détachement qu’il est impossible de ne pas y entendre.
2017 – Texte de Werner Spies

Ouvert, rieur, sensible, Jacques Faujour est la simplicité même. Son activité professionnelle lui fait côtoyer les plus grands de l’art contemporain. Pour eux, il s’efface derrière son objectif et se met au service de l’œuvre reproduite.
2011-Texte de Bernadette Boustany

Faujour ne photographie  jamais, me semble t- il, des visages  en gros plan,  et moins encore des  visages  frontaux. Il évite le vis-à-vis, le face à face, qui est aussi un affrontement, cette espèce de violence imposée aujourd’hui  en tout lieu, au nom de la  franchise, de l’immédiateté, de la fraternité ou de je ne sais quelle de ces qualités apparemment généreuses, en fait  périlleuses qui signeraient notre modernité.
2011-Texte de Jean Clair

Jacques Faujour – Instants de liberté
Eh bien ! En voilà des révoltés ! Ils se sont arrêtés sans mot dire, debout au bord de la mer, assis sans gêne sur une barrière Vauban, un radeau de fortune, un pliant de jardin. Celles-là bavardent, celles-là retroussent leur robe pour quelques pas dans l’eau. Ils s’enlacent ou se regardent en chien de faïence, la bouche pleine.
1985- Texte d’André Meury

Les images discrètes de Jacques Faujour
Rien de plus commun que la photographie, tout le monde ou presque la pratique, se satisfait du résultat. Dès lors, pourquoi regarder d’autres images ? Pourquoi essayer de les lire si elles ne vous sautent pas, tout de go, au visage ?…
1982 – Texte de René le Bihan

Faujour ou d’un bon usage de la photographie
S’il est une nécessité pour l’art photographique, c’est bien celle de dépasser la reproduction du réel. Au-delà de l’esthétisme, du formel et de la technique (ensemble qu’il domine), Faujour y est, il tient le bon bout s’il accepte de refuser la facilité et de prendre le risque d’aller éventuellement à contre-courant de la mode. Les images qu’il vous propose vous appellent à dépasser le sujet traité (il n’y en a pas toujours).
1982 – Texte de Ulysse Renaud